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Acropolis, la Grèce à l’honneur !

 

Quel métier difficile que celui d’analyste technologique. Chaque jour devant une page vierge, analyser le marché et prédire le futur du marché et même imaginer des marchés qui n’existent pas. Imaginez un instant, le petit Peter, en culottes courtes, la mèche déjà si peu rebelle, annoncer fièrement devant ses camarades : « moi, m’dame, je serai Tom Cruise et je prédirai le futur ! ».  Les garçons jaloux, la maîtresse conquise et les demoiselles admiratives. Je suis également admiratif. Modestement, j’ai toujours limité mes prophéties au cercle familial, dernièrement j’ai ainsi lancé une nouvelle prédiction, le prénom de mon garçon à naître, et je dois l’avouer, non sans une grande fierté, pour les fois précédentes avec un certain succès.

Admiratif également de l’esprit désintéressé de ces pionniers des temps numériques. Parce que cela ne peut être un métier d’argent. Si vous avez raison, dans le meilleur des cas, vous finissez sans fortune et sans gloire à l’image de Jacques Bainville, qui écrivait dès 1920 un ouvrage décrivant le processus de déclenchement de la Seconde Guerre mondiale et dans le pire des cas, comme Cassandre, massacrée à force de voir juste.

De temps en temps, très rarement bien évidemment, un analyste peut se tromper ou ne pas présentir l’émergence d’une nouvelle technologie et simplement l’accompagner. L’hyperconvergence est de celle-ci. Pourtant avec la facilité du recul, cela pourrait sembler évident. En quelques années, le data-center s’est considérablement transformé par les usages et l’émergence de nouvelles technologies avec plusieurs défis essentiels à relever :

  • Le développement sans frein du cloud et l’apparition de nouveaux services numériques pour une génération de consommateurs nativement connectés,
  • Les besoins intrinsèques de stockage qui explosent avec la donnée qui prend une nouvelle importance, se valorise et n’est plus seulement rangée dans un carton poussiéreux au fond d’une cave humide,
  • La virtualisation des environnements serveurs a apporté une réponse forte en productivité pour la gestion des serveurs en appuyant très fortement sur le levier stockage,
  • La complexité informatique dans le même temps franchit régulièrement des sommets, de nouveaux enjeux apparaissent comme la protection renforcée des systèmes sans pour autant que les équipes informatiques se démultiplient.

En 2009, les premières réponses sous forme de systèmes convergés apparaissent intégrant serveurs, stockage et éléments réseau avec la promesse essentielle de faciliter la gestion et de réduire les coûts. Il s’agit également pour la direction informatique de disposer d’une solution intégrée dès l’usine à partir de différents matériels, réduisant de fait les fournisseurs, simplifiant les maintenances et apportant des solutions unifiées en terme de processus automatisés et de console d’administration.

Une nouvelle voie était ainsi ouverte vers le sommet de la productivité. Ces premiers sherpas ont franchi les premiers cols avec des bagages encore encombrants, les suivants qui ont le sommet en vue réussissent la prouesse en investissant d’abord sur la valeur du logiciel et en ne s’embarrassant pas de matériel.  Plus exactement, les solutions de l’hyperconvergence, qui suivent et dépassent les premières solutions convergées, ont une approche pilotée par le logiciel et s’affranchissent du matériel pour apporter une réponse également sur la capacité d’évolution. Par définition, l’infrastructure que je dessine aujourd’hui sera obsolète dans un, deux ou trois ans, ne serait-ce que sur la taille des données que je conserve. Disposer d’une réponse unifiée, simplifiant la gestion, améliorant les performances et garantissant cette capacité d’évolution est une évolution majeure du système d’information.

Nutanix est à la fois précurseur et leader sur ce segment avec une solution qui évolue rapidement et dont le dernier produit Acropolis est à sa façon une nouvelle évolution majeure, complétant sa vision d’un data-center invisible. Parmi les différentes parties d’Acropolis, celle qui retient l’attention est l’intégration d’un hyperviseur natif sur une base du produit open-source KVM, bodybuildé au passage sur les performances et les fonctions de redondance. La rupture est d’abord sur le modèle économique, avec une volonté d’ubériser le marché des hyperviseurs en réduisant très fortement le coût d’acquisition, marché qui semblait sommeiller doucement sur ce sujet. L’autre transformation est à venir. Il ne faut pas minimiser l’importance de la position stratégique que donne la maîtrise des hyperviseurs. En étant le lieu où aujourd’hui quasiment toutes les applications fonctionnent, les hyperviseurs sont la frontière entre le data-center et les utilisateurs, les postes de travail. Certains de part et d’autre de cette frontière ont déjà tenté de prendre la position pour la franchir, sans succès décisif. Nutanix a déjà des alliés de l’autre côté avec des éditeurs de virtualisation d’applications et de postes de travail. Les prochaines étapes s’annoncent passionnantes avec cette promesse de rendre le système d’information totalement invisible.