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La Forge de Systancia est née !

 

Vendredi 29 avril 2016. Nous avons l’immense joie de vous annoncer la création de la Forge au sein de la Recherche et du Développement de Systancia. Ces forgerons du numérique sont l’avant-garde de l’innovation pour notre R&D, là où tout est imaginé.

Depuis quelques années, nous avions structuré de façon informelle au sein de la R&D un lab en charge du développement des prototypes. Une idée, une équipe réduite, un chrono limité à quelques jours. Et un verdict implacable : on garde ou on abandonne. Et le cas échéant, cela devient un projet complet au sein de la R&D.

Voilà ce que vient officialiser la Forge, plus qu’un lab, une factory en charge de l’innovation distruptive. Le concept est simple mais la réalisation est loin d’être une évidence y compris pour une entreprise ayant structuré sa R&D depuis quelques temps.

Au départ, un credo. Celui de l’innovation au service de l’IT avec la volonté de concevoir autrement l’infrastructure informatique de nos entreprises. Souvent la difficulté pour une entreprise qui doit apporter quelque chose de nouveau sur un marché est d’acquérir la conviction qu’elle est en capacité de le faire. Longtemps, nous nous sommes placés dans la position, en apparence confortable, du challenger suivant le courant du marché et de nos compétiteurs. La confrontation commerciale n’en est ensuite que plus difficile, elle a lieu dans le meilleur des cas sur le prix et dans le pire des cas sur des terrains que nous n’avions pas choisis. Souvent glissants.

Non pas que nous n’avions rien à dire, mais nous le disions pianissimo avec un complexe d’infériorité surjoué. La situation en interne était au diapason, la prise de risque, l’initiative, la créativité non pas qu’elles n’aient pas été encouragées, étaient naturellement aphones. Au-delà d’affirmer cette conviction, il a fallu l’instiller à tous les étages de l’entreprise, chacun en détenant une part. Dans un univers technologique, nous en revenons toujours au même sujet. Celui des hommes et des femmes qui conçoivent les produits. Là aussi une conviction : ils n’ont pas à rougir de la comparaison avec leurs alter-egos d’outre-Atlantique.  Individuellement, j’ai même la faiblesse de croire que dans leurs domaines, ils sont simplement les meilleurs. Vous n’êtes pas obligés de me croire mais vous ne pourrez certainement pas me convaincre du contraire.

Ensuite une idée. Elle n’est pas technologique, elle vise à répondre à un besoin, une problématique. Mais autrement. Tout l’enjeu est dit avec ce seul mot. Adresser les mêmes problèmes avec les mêmes solutions ne présente aucun intérêt. Penser autrement, c’est inviter à s’exprimer sur ce maëlstrom que nous détenons chacun, constitué inconsciemment de nos échanges, lectures, rencontres, souvenirs, rêves et même divagations. Plus cet amas se nourrit de domaines sans rapport avec le sujet plus vous êtes en capacité d’apporter une réponse originale à un problème jugé insoluble.

Il s’agit de l’autre particularité de la Forge. Nous flattons au quotidien nos penchants français que Tocqueville décrivait en évoquant nos actions « conduites par des sensations moins par des principes et de temps en temps cette capacité à faire fort au-dessus du niveau commun jusqu’à nous surprendre à la vue de ce que nous venons de faire ». Notre rituel en devient codé avec un plaisir non feint, ainsi, nous pensons détenir notre prochaine idée pour La Forge quand l’un de nous dit en secouant la tête : ça va pas le faire, signifiant que la réalisation n’est simplement pas possible.

Alors, on le fait.

L’exigence est alors la règle, nous devenons disciples de Boileau : « vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ». La réalisation qui sort de la Forge avant d’intégrer la R&D doit être totalement aboutie, simple, convaincante au premier regard.

Si je devais illustrer en quelques exemples ce que nous produisons à la Forge…

Est-ce possible d’avoir sur une seule ferme de serveurs, 40.000 utilisateurs concurrents accédant dans le même temps à leurs applications publiées ?

Est-ce possible d’avoir un antidote définitif aux ransonwares me permettant d’ouvrir toutes les pièces jointes sans jamais risquer une contamination ?

Est-ce possible qu’après avoir allumé mon poste de travail, mes applications soient disponibles en quelques secondes avec une authentification par smartphone ?

Est-ce possible de disposer d’un système sécurisé permettant de suivre en temps réel  avec une gestion proactive des alertes les actions réalisées par ceux qui se connectent depuis l’extérieur à mon SI ?

Vous me direz certainement que ce n’est pas possible, et vous aurez raison.

En tout cas, jusqu’au 26 mai où vous pourrez juger par vous-même à notre keynote annuelle.